Entrevues

11 avril 2017: Entrevue accordée à Éric Barrette au sujet de mon roman Le châtiment de Clara, Radio-Canada.

10 janvier 2017: Entrevue accordée à Éric Barrette au sujet de mon article sur Robertine Barry dans l’Encyclopédie canadienne, Radio-Canada.

26 avril 2017: Entrevue accordée à Denis Lévesque au sujet de ma conférence Tracadie au temps de la lèpre et de mon roman Le châtiment de Clara, 105-3 Matane.

Critiques Le châtiment de Clara

« Lauréate en 2011 du prix Jovette-Bernier décerné par le Salon du livre de Rimouski pour son premier roman Marie Major, Sergine Desjardins, qui signe également le diptyque Isa, vient confirmer de nouveau son talent d’auteure avec Le châtiment de Clara, paru en avril dernier chez Guy Saint-Jean Éditeur. Dans la France du 17e siècle, Clara jouit d’une vie heureuse et rêvée, où elle partage son temps entre son mari médecin, son fils Cédric et les salonnières qu’elle fréquente, jusqu’au jour où elle est violée, dans sa propre maison, par un collègue de son époux. Brisée, honteuse, aux prises avec une amnésie angoissante, Clara devra affronter les séquelles de l’horrible agression dont elle a été victime. Cette femme violemment maltraitée tentera de défendre sa cause et son intégrité devant une cour qui ne reconnaît pas les droits des femmes à une époque où le mot « viol » n’existe pas. Il faut absolu ment souligner la qualité du travail de recherche qu’effectue S e r g i ne Desjardins pour préparer l’écriture de chacun de ses romans. Pour Le châtiment de Clara, elle a consacré plus de deux ans à la lecture d’une multitude d’ouvrages historiques sur le viol, la France du 17e siècle et son système de justice. La curiosité et l’intérêt insatiable de l’auteure pour l’histoire de la condition féminine témoignent d’une réelle passion et du souci maniaque de s’assurer de la fidélité des mœurs et de la législation de l’époque dans son cadre r om a ne s que. E n c e sens, l’écriture au « je », privilégiée par l’auteure, s’avère le véhicule idéal pour accéder à la complexité émotionnelle du personnage de Clara et crée un bel équilibre avec l’aspect historique bien étoffé. Dès les premières pages de l’œuvre, le lecteur pressent que la voix puissante et inébranlable de Clara s’inscrit dans une désolante tradition de femmes violentées, comme le souligne lui-même le personnage : « C’est comme si les voix de toutes les femmes violées, battues, méprisées et humiliées réclamaient de moi une vengeance. Une vengeance que je ne pourrai assumer : je sais bien que je n’aurai jamais le courage de dénoncer ces hommes […]. » Il faut rappeler qu’à cette époque, le fardeau de la preuve repose sur les épaules de la victime. La parution de ce nouveau roman de Sergine Desjardins n’est pas sans rappeler les affaires présumées d’agressions sexuelles qui ont récemment marqué l’actualité. DSK, Cosby, Ghomeshi : les cas de viol et de violence faite aux femmes sont encore trop nombreux à notre époque, malgré toutes les campagnes de sensibilisation. Certes, la culture du viol et la notion de consentement sont des concepts qui commencent à circuler dans le discours public et à faire leur chemin dans les mentalités québécoises, mais force est de constater que les parallèles entre le Paris du 17e siècle et notre époque sont troublants : les femmes, qu’elles soient servantes en 1688 ou étudiantes en 2016, demeurent reléguées au rang d’objets et sont soumises à un patriarcat intransigeant. Peu importe l’époque, les femmes ressentent les mêmes hontes, les mêmes peurs et doivent affronter à la fois le regard de l’agresseur et celui d’une justice et d’une société qui remettent en question leur crédibilité, leur honneur et leurs blessures profondes. En somme, Le châtiment de Clara est une œuvre nécessaire qui permet de continuer à cultiver l’indignation et d’éduquer, par une incursion dans le passé, les générations futures. » Marie-Pier Tremblay. Le Mouton Noir, juillet-août 2017. file:///C:/Users/sergi/Downloads/LeMoutonnoir_ete17%20(1).pdf

” Tout comme vous, je suis l’actualité littéraire et je lis avec plaisir les œuvres qui nous sont proposées. Toutefois, il arrive que certains best-sellers déçoivent et que des romans de qualité n’obtiennent pas toute la place médiatique qu’on devrait leur accorder. Mes suggestions sont donc un peu « en marge » de la critique officielle. Le roman de Sergine Desjardins, Le Châtiment de Clara est un tour de force littéraire. Durant 600 pages, nous écoutons Clara de Longueville nous raconter comment sa vie a basculé en août 1688, après avoir été violée par un éminent chirurgien-barbier de Paris. Le roman, divisé en trois parties et un épilogue, donne la parole à Clara, mais aussi à Alexis Mondor, greffier qui fera tout en son pouvoir pour sauver Clara. Autour de Clara gravitent ceux qui croient en son innocence et ceux, plus nombreux, qui croient qu’elle a trompé son mari Nathaniel et faussement accusé son violeur. L’émotion est intense et Clara doit composer avec un préjugé de l’époque selon lequel une femme adulte ne peut être violée par un homme non armé. (Plus de trois cents ans plus tard, les croyances ont-elles évolué ?) La valeur ajoutée à ce roman, c’est l’abondante documentation historique dont s’est servie Sergine Desjardins et qui s’insère dans le cours du récit, sans heurt et de façon naturelle. Un tour de force et une grande réussite !” France Lapierre. L’Odyssée. Revue de l’Association des retraités de l’enseignement de Laval-Laurentides-Lanaudière. file:///C:/Users/sergi/Downloads/Odyssée-mai-2017-1%20(4).pdf

« Un roman historique bouleversant et troublant. Une auteure à la plume juste, concise et surtout empreint d’humanité. Le châtiment de Clara ne vous laissera pas insensible face au sort de ces femmes d’hier. (…) Le choix des mots pour décrire la psychologie de notre protagoniste est juste et d’une grande sensibilité. (…) Il n’y a que très peu de livres qui resteront gravés dans ma mémoire au fil des ans, mais celui-ci en fera partie. Je suis encore bouleversée et choquée par le vécu de ces femmes. Sans vouloir entrer dans un débat féministe, il est vrai que la vie des femmes a évolué depuis cette époque, mais il reste encore beaucoup de chemins à parcourir. Le châtiment de Clara est sans contredit un véritable coup de cœur. » Suzie Chicoine : https://alapagedesuzie.blogspot.ca/2017/08/le-chatiment-de-clara.html?spref=fb

« Ce n’est pas le premier roman de Sergine Desjardins que je lis, mais je dois dire sans aucune hésitation que ce roman est sublime. J’ai passé par toute une gamme d’émotions en lisant ce livre, la colère, la frustration, la peine, l’espoir et encore plus ! Une chose est bien certaine, vous ne pourrez pas mettre ce livre de côté, tant l’histoire est prenante, les personnages attachants. Une bonne brique, oui, mais, dont la lecture passe tellement vite, que nous restons surprises quand on arrive finalement à l’épilogue. On dit qu’un auteur atteint son but quand il suscite des réactions de la part du lecteur, quant au travers les lignes de son roman, il fait vivre les émotions de ses personnages à ses lecteurs, alors c’est mission accomplie pour Sergine Desjardins. » Lynda Massicotte. Blogue littéraire Les mille et une pages de LM.

« Ce roman, Le châtiment de Clara, bouleverse et ne peut laisser indifférent (…) et j’ai passé par plusieurs gammes d’émotions durant cette lecture. Mon cœur s’est serré à quelques reprises tellement certains faits sont venus me chercher. (…) Sergine Desjardins écrit bien et sait parfaitement glisser ses mots à la bonne place afin qu’ils atteignent le but désiré comme celui de nous faire réfléchir sur ce qu’était la condition féminine il y a quelques siècles, autant à Paris qu’en Nouvelle-France et, qu’au bout du compte, sur plusieurs points comme la culture du viol par exemple, certaines mentalités et religions ont encore bien du chemin à parcourir. À lire vraiment » Suzanne Fortin. Ballade entre les lignes : http://baladeschezsue.blogspot.ca/2017/05/le-chatiment-de-clara-sergine-desjardins.html

Article publié dans Le Journal de Québec, 28 mai 2017 : http://www.journaldequebec.com/2017/05/28/le-chatiment-de-clara-suspense-suspense-dans-la-france-du-17e-siecle

Critiques de Isa. L’île des exclus

« En 1844 s’ouvrait un lazaret pour soigner les personnes atteintes de la lèpre sur l’île de Sheldrake au Nouveau-Brunswick. Les familles déchirées ont vu leurs parents, leurs enfants leur être enlevés pour être isolés dans ce lieu qui tenait bien plus de la prison que de l’hôpital. Parmi ces malheureux: Isa qui n’est pourtant pas touchée par la maladie, Isa qui vit en recluse… Parviendra-t-elle à retrouver ses soeurs Juliette et Fanny? Des personnages très attachants, un pan de l’Histoire du pays méconnu, des recherches impressionnantes: les clés pour un roman historique réussi ! » - Chrystine Brouillet

« Auteure du roman primé Marie Major, Sergine Desjardins transporte les lecteurs sur l’île Sheldrake, au Nouveau-Brunswick, où des lépreux ont été déportés au milieu des années 1800. Le tome un de la série Isa, l’île des exclus, lève le voile sur une période très peu connue de notre histoire. (…) Sergine Desjardins, une écrivaine à la plume alerte et agréable, s’est beaucoup documentée sur les traitements médicaux de la lèpre à cette époque et a lu plusieurs biographies. » - Marie-France Bornais. Le Journal de Québec, dimanche 25 mai 2014.

« Isa, L’île des exclus est une saga absolument poignante dans laquelle il sera largement question de la petitesse d’âme et de coeur chez nombre de gens et inversement de la grandeur d’autres, un roman historique qui nous ramène en 1844, époque où la médecine et les croyances religieuses soupèsent les décisions au nom de tous, soi-disant pour le bien de tous, mais comme aujourd’hui telles décisions sont souvent motivées par les intérêts quels qu’ils soient des décideurs organisateurs des conditions de vie pour la majorité qui aideraient sans que cela paraisse à leur moyen personnel de faire fortune et tous les moyens sont bons quand les populations sont confiantes et ne se doutent pas des réseaux les plus crapuleux qui ont cours dans les plus belles résidences et sous les enseignes les plus nobles. » - Jacqueline Mallette.

« Sergine Desjardins plonge le lecteur au coeur d’une histoire bouleversante de courage et d’espoir qui lève le voile sur une page à la fois troublante et fascinante du passé. » - Romain Pelletier. La Voix de la Matanie. 4 juin 2014.

« Cette série de deux romans de l’auteure de Marie Major se déroule sur une île où sont envoyés les lépreux. Isa, une adolescente, est envoyée sur cette île puisqu’on la soupçonne à tort d’avoir cette maladie. Ce roman est une histoire de courage et d’espoir.” Suggestions de lectures pour les vacances d’été. » - Pause Lecture juin 2014.

« Premier tome d’un diptyque historique prenant, L’île des exclus tiendra les lecteurs en haleine du début à la fin puisque profondément attachés à Isa, ils la suivront dans son dangereux et injuste périple. »

« On l’attendait, et bien, il est arrivé, le tome 2, d’Isa, l’île des exclus, qui nous raconte presque une histoire vraie, inspirés de faits réels, qui sont bien détaillés dans l’ouvrage. Nous sommes en 1847. Alors que les lépreux sont transférés de l’île Sheldrake au nouveau lazaret de Tracadie, Isa, toujours bien portante, perd espoir. Bien que la maladie ne semble avoir aucune emprise sur la jeune femme, l’isolement, et un pénible quotidien, l’affectent au plus profond d’elle-même. Sa mère, Charlotte, est prête à tout pour sauver sa fille. Ses sœurs, en cette époque d’interdits, de silence et de jugement divin, tentent elles aussi de surmonter tant bien que mal les épreuves : Fanny, l’aînée, dont la petite Élizabeth a été enlevée et Juliette, la benjamine, qui rêve d’étudier la médecine. (…) Dernier tome de la série Isa, L’île de l’ermite nous entraîne dans la noirceur d’un autre âge, pourtant pas si lointain, ou injustice et adversité côtoient espoir et courage. Un bon roman, bien écrit, sur une réalité qu’on ne pensait pas avoir eu au Canada. On l’a lu en vacances, sur les bords du fleuve, justement une partie de l’histoire s’y déroule, le cadre était parfait. Il a fait l’unanimité de notre comité mixte de lecture. » André Maccabé, Cité Boomers, 14 août 2014.

Critiques de Robertine Barry

« En 1907, se crée à Montréal le premier organisme féministe canadien-français
la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste. Les dames patronnesses qui l’animent, à l’ombre de l’archevêché, n’osent douter que Dieu ait modelé Ève à partir d’une côte d’Adam. Mais, au congrès de fondation, une conférencière cite Mark Twain au lieu de la Bible : Ce que l’on a trouvé de mieux pour façonner l’homme, c’est la femme. La conférencière insolente s’appelle Robertine Barry (1863-1910), connue sous le pseudonyme de Françoise. Sa biographie, Sergine Desjardins, qui raconte l’anecdote, complète, par un second tome, l’ouvrage le plus riche consacré à cette pionnière du journalisme féminin au Québec, notamment éditrice, entre 1902 et 1909, du bimensuel Le Journal de Françoise. Comme le précédent, le volume est si documenté, si vivant que l’on pardonne à l’historienne, influencée par l’art romanesque, de s’inspirer parfois de probabilités au lieu de s’appuyer sur des faits avérés. D’ailleurs, elle prend alors les précautions nécessaires en exprimant un doute. » - Michel Lapierre. Le Devoir, 20 mars 2011.

« Le premier volet de cette biographie, malgré son intérêt certain nous avait laissé songeur. Ce deuxième tome emporte d’emblée l’adhésion; même qu’il donne au premier un sens que l’incomplétude de l’entreprise pouvait empêcher de bien cerner. Additionnons : le premier volet, 408 pages ; le second, 520 avec ses photos. Plus de 900 pages grand format consacrées à une femme journaliste que notre mémoire, conditionnée, avait reléguée à l’oubli (…) L’ouvrage de Sergine Desjardins manifeste à l’évidence que son entreprise ne vise pas qu’à écrire une biographie de Mme Barry, mais plutôt, ce qui donne son vrai poids à ses 900 pages, à raconter la condition des femmes et le Québec, depuis le milieu du X1Xe siècle jusqu’au début du XXe, en prenant Robertine comme emblématique, exemplaire et d’opposition. (…) Bel ouvrage, que bibliographie et index complètent fort bien. 4.5/ 5.0.» - Renald Bérubé. Lettres québécoises. Automne 2011.

« Robertine Barry s’est appliquée à stigmatiser le côté sombre du mariage, prenant la défense de la femme, bafouée et soumise, qui avait perdu toute liberté en acceptant de partager sa vie avec un homme. Elle prend encore la défense des démunis et réclame à corps et à cris une meilleure justice sociale. Point étonnant qu’on l’ait souvent qualifiée de femme nouvelle. Cette riche biographie, qui se lit comme un roman, vient enfin combler un grand vide et ajoute à notre connaissance tant de l’idéologie que du féminisme. Il était temps qu’on accorde à Françoise (pseudonyme de Robertine Barry) une attention particulière, car elle a inauguré chez nous la lutte en faveur de l’émancipation du rôle des femmes dans notre société. À lire sans faute. » - Aurélien Boivin. Québec français. Automne 2010.

« Ce qui est intéressant quand on lit votre livre c’est qu’on a un portrait d’époque […] Le livre s’appelle Robertine Barry et c’est, comme vous l’avez vu, passionnant. » - Joël Le Bigot. Pourquoi pas dimanche. 9 mai 2010.

« Robertine Barry : un nom qui nous est complètement inconnu, mais qui devrait faire partie de notre mémoire collective. Cette femme, qui a vécu à la fin du XIXe siècle, a su se tailler une pace comme journaliste alors que cette profession était exclusivement réservée aux hommes. Pourfandant le machisme qui était bien ancré dans les moeurs, son féminisme radicalement moderne en choquait plus d’un. Loin de se laisser abattre par les mauvaises langues, Barry répondait cependant avec humour et esprit à tous ses détracteurs afin que le Québec s’émancipe de ses idées obscurantistes. Même si cette biographie aurait gagné à être resserrée en ce qui concerne, entre autres, les renvois historiques, elle demeure un ouvrage qui nous permet de nous réapproprier notre identité en tant que peuple. » - Joëlle Tremblay. “Le libraire Craque”, Le libraire, août-septembre 2010.

« À travers la vie de Robertine, c’est la vie de ces femmes nouvelles mais aussi celles des écrivaines et des premières journalistes qui se déroulent sous nos yeux”. Cette phrase de l’avant-propos du premier des deux tomes biographiques qu’a publiés l’auteure Sergine Desjardins sous la direction littéraire de Victor Lévy-Beaulieu aux Éditions Trois-Pistoles résume à elle seule l’ampleur et la finesse des recherches nécessaires à l’élaboration d’une œuvre singulière ayant été récompensée très justement par le prix Jovette-Bernier en 2011. Comme l’écrit Sergine Desjardins : « [ … ] raconter la vie de Robertine, c’est faire la rencontre de plusieurs personnages historiques intéressants qui nous révèlent, chacun à sa façon, un aspect de la vie de cette femme mais aussi de notre histoire. » Ainsi, le travail de l’auteure n’est pas seulement marqué par un désir sincère de faire connaître la première femme journaliste du Canada français. Par ses descriptions minutieuses, ses références variées et ses légères digressions, l’œuvre de Sergine Desjardins se distingue par une plume teintée de respect et de passion pour l’histoire collective. Bien que l’éditeur ait vanté une lecture qui rappelle celle d’un bon roman, la véritable force du travail mené par Desjardins sur la vie de Robertine Barry – nom véritable de celle qui signait Françoise dans la presse de l’époque – provient d’une solidarité féministe. En effet, Sergine Desjardins ne se contente pas de faire le récit chronologique de la vie de Barry. Sensible au climat hostile de l’époque pour les femmes, Desjardins ponctue sa narration d’anecdotes et de citations tirées des chroniques de Robertine Barry pour mettre en lumière les affiliations revendiquées et refusées par cette dernière. Si la femme nouvelle qu’incarnait Barry en ouvrant la voie du journalisme aux autres femmes disait qu’elle « admirait [celles] qui se servaient de leur plume pour aller à l’encontre des attitudes misogynes et transformer l’image de la femme dans toutes les couches de la société », on ne peut que souligner l’habileté avec laquelle Sergine Desjardins parvient à reconstruire le réseau d’influences de celle qu’on appelait Monsieur. De Madeleine de Repentigny à Séverine puis de Mary Graddon à George Sand, Jane Austen, les sœurs Brontë et Laure Conan, les références se multiplient comme un éventail sur la vie de Robertine Barry. Or, ces références ne sont pas sans résonance avec les propos que tenait Barry sur le revers plutôt sombre de l’amour dans sa Chronique du Lundi. Déjà consciente de l’amour comme obstacle aux femmes, ou du moins comme enjeu à leur émancipation, Barry « mentionna souvent combien une femme qui écrit, donne son opinion, parle d’autres choses que de colifichets, éloignait les hommes, leur faisait peur ». Dans un contexte où le clergé s’acharne à exercer un pouvoir réprobateur sur la population canadienne-française, et encore plus durement sur les femmes, Robertine Barry attire l’attention, dès son premier article, en prenant position sur la laïcisation de l’éducation et sur la réforme de l’enseignement réservé aux filles. Sergine Desjardins parvient à rendre compte du double effet que provoquera la voix contestataire de Barry tout au long de sa vie en refusant de faire de la journaliste le porte-étendard d’une révolution à venir. Desjardins choisit plutôt de mettre l’accent sur les risques et la précarité qui menaçaient « la femme nouvelle » à chaque jour où elle décidait de ne pas se taire. À la lecture de cette biographie, on comprend rapidement que parler pour Robertine Barry se conjuguait nécessairement à l’acte d’écrire non seulement pour les autres, mais aussi avec eux. Comme le note la biographe : « [Robertine Barry] puisait aussi son courage dans la correspondance avec d’autres femmes créatrices, des écrivaines, comme elle aspirait à le devenir. » - Valérie Lebrun. Université de Toronto. Volume 83, no 2, printemps 2014.

« Grâce à Sergine Desjardins, nous en savons maintenant plus sur cette femme de conviction et d’action, première femme journaliste du Canada-français. À lire pour la découvrir et admirer le travail remarquable de Sergine Desjardins. » - René Bélanger. CIHO FM. Charlevoix

« C’est plus qu’une biographie sur une personnalité que nous offre Sergine Desjardins dans les 380 pages de son livre. C’est la description d’une enfance pleine de superstitions dans la région du Bas-Saint-Laurent, il y a plus de 100 ans. C’est la somme des défis à relever pour une femme qui rêve d’écriture, au tournant des années 1900. La bibliographie est touffue : 18 pages de références, ce qui indique le soin que l’auteure a pris pour faire cheminer ses personnages le plus fidèlement dans le contexte de leur époque. » - Mario Bélanger. UQAR-Information. Mai 2010.

« C’est la destinée de cette femme exceptionnelle que Sergine Desjardins nous raconte dans une biographie passionnante. […] C’est une biographie qui est très fouillée et qui se lit comme un roman tant la vie de Robertine Barry est surprenante et riche. » - Lise Bonenfant. Chronique Bouquinage. Radio-Canada.

« Le mariage rappelle l’idée de la mort puisqu’il est le tombeau de l’amour. », ose écrire, en 1893, dans sa chronique de La Patrie (alors un quotidien), la première femme à faire carrière dans le journalisme au Québec : Robertine Barry (1863-1910), qui signe du prénom Françoise. À ceux qui lui reprochent son célibat, elle aime demander : « Ne vaut-il pas mieux faire rire de soi parce qu’on est vieille fille que de ne pouvoir rire soi-même parce qu’on est mariée?. » Cet humour anticonformiste surprend au sein d’une société rétrograde et repliée sur elle-même comme le Québec de l’époque. Sergine Desjardins, journaliste et romancière, le met en relief avec talent dans le premier tome de Robertine Barry, biographie qu’elle entend compléter par un autre volume à l’automne. » - Michel Lapierre. Le Devoir. Les samedi 3 et dimanche 4 avril 2010.

« La biographie en deux tomes de Sergine Desjardins nous brosse un portrait captivant d’une femme décidée qui a apporté beaucoup à la société de son époque et par ricochet, à la société d’aujourd’hui. Robertine Barry a défié les conventions et fortement milité pour que les femmes puissent occuper les mêmes emplois que les hommes, aux mêmes conditions. Issue de la bourgeoisie, les critiques ont été cinglantes envers elle tout au long de sa vie […]. Ce premier tome d’une biographie fortement documentée (la bibliographie en fin de volume est d’ailleurs une vraie mine d’or) est captivant. Il nous plonge à une époque magnifiquement bien décrite et nous suivons les traces de Robertine de sa naissance jusqu’à son embauche au journal La Patrie. Le livre se lit comme un vrai roman, avec de nombreux détails sur la vie des personnalités qui entourent Robertine et sur son parcours dans le monde du travail. Le portrait familial des Barry que brosse Sergine Desjardins est fabuleux, nous donnant l’impression de les connaître et d’évoluer près d’eux. Anecdotes familiales, historiques et politiques, c’est le tableau d’une époque qui nous est offert, avec ses croyances et ses rituels. La biographie est remplie d’extraits d’articles de journaux ou de lettres […]. La relation qu’elle entretenait avec Émile Nelligan faisait énormément jaser. Une femme célibataire, beaucoup plus âgée que le jeune poète, qui pouvait passer des heures à parler littérature et poésie avec lui, n’était pas bien vu à l’époque. D’ailleurs, nombre de choses que faisait Robertine était perçu d’un mauvais oeil dans la société conservatrice et religieuse du Québec au début du XXe siècle […]Aimant énormément le travail de Sergine Desjardins que j’avais découvert avec son excellent roman Marie Major, c’est avec beaucoup d’attentes que je me suis penchée sur la vie de Robertine Barry […] Robertine Barry la femme nouvelle, va au-delà de mes attentes en nous offrant le portrait d’une femme unique, défiant l’autorité et les considérations de son époque en prônant des idées que le peuple n’était pas tout à fait prêt à endosser […] Un ouvrage bien documenté que je suggère fortement à tous les passionnés d’histoire et surtout, de l’histoire des femmes. Robertine fut une pionnière dans de nombreux domaines et elle mérite d’être reconnue aujourd’hui pour tout ce qu’elle a fait pour la cause des femmes. » - La bibliothèque d’Allie.

« Après Robertine Barry. La femme nouvelle, voici le second volume de cette passionnante biographie de la première femme journaliste canadienne-française. L’époque de Robertine est particulièrement bien décrite, des mentalités en passant par la religion qui dictait la vie personnelle et publique du temps. Plusieurs sujets différents son abordés dans le livre : l’hygiène, les maladies et la médecine, les voyages, le clergé, la censure, les salons et les cercles littéraires, les transports, la mode, etc. On assiste également à l’évolution du journalisme qui a fait peu à peu une place aux femmes comme Robertine et à la révolution qu’entraîne l’apparition de la photographie. Ce second tome est tout aussi captivant que le premier […] La biographie de Robertine Barry manquait décidément dans le paysage littéraire québécois. Il était temps qu’une auteure de talent redonne ses lettres de noblesse au travail d’une femme qui s’est battue toute sa vie contre l’inconscience et les préjugés pour offrir aux victimes d’injustice un monde un peu plus ouvert […] Une biographie en deux tomes à découvrir, passionnante et instructive. » - La bibliothèque d’Allie.

« Lorsqu’on prend un bouquin et qu’on ne peut plus le déposer, au détriment de son propre sommeil ou de la faim, c’est qu’on a entre les mains le dernier opus de Sergine Desjardins, Robertine Barry. On l’appelait Monsieur. Les sujets qui y sont traités éclairent le lecteur sur la vie dans l’univers journalistique, artistique, politique et littéraire de la fin du X1Xe siècle. » - Robert Dumont. Journal l’Horizon. Avril 2011.

« Robertine Barry de Sergine Desjardins, un solide coup de coeur. »

« La biographie de Sergine Desjardins est très bien écrite et très agréable à lire. L’auteure ne se contente pas d’aligner platement des faits et des dates. Elle nourrit son récit d’anecdotes sur Robertine, sa famille et les personnes qu’elle a fréquentées. Parmi ses amies, on peut compter des personnalités féminines de l’époque comme Marie Gérin-Lajoie, Joséphine Dandurand-Marchand, la journaliste française Sévérine, l’écrivaine Laure Conan ou même la très grande Sarah Bernhardt. Elle a aussi côtoyé des artistes ou des hommes publics comme Émile Nelligan, Wilfrid Laurier, Henri Bourassa ou Honoré Beaugrand. Le récit de Sergine Desjardins fourmille de mille faits sur la société québécoise du XIXe siècle qui animent qui le portrait qu’elle en fait. Plusieurs photos de Robertine et des gens et édifices de l’époque viennent illustrer le livre. Madame Desjardins cite abondamment les écrits de Françoise (le nom de plume de Robertine), ce qui nous permet de mieux saisir sa personnalité pleine d’humour et d’intelligence et la rend d’autant plus attachante. De plus, l’auteure parle beaucoup des débuts du féminisme au Canada et en Europe, de la place des femmes dans la littérature et cite plusieurs auteurs pour appuyer ses dires. Ce qui nous permet de constater qu’elle a fait une très solide recherche historique pour écrire cette biographie. Et comme le dit le résumé, la vie de Robertine se lit comme un grand roman parce qu’elle eut une destinée - et fut une femme - hors du commun. Je crois qu’elle peut facilement être considérée comme un modèle et une source d’inspiration. Cette biographie trônera désormais dans le panthéon personnel de mes coups de coeur. Je vais la lire et la relire tant elle est venue nourrir ma réflexion. Je la recommande à tout lecteur curieux et désireux d’apprendre, car elle représente un bon équilibre entre le divertissement et l’information. Et le deuxième tome, On l’appelait Monsieur, est déjà dans ma Pile À Lire!. »

Critiques de Marie Major

« Ce roman fait honneur à la famille des romans historiques. L’auteure s’astreint à une recherche minutieuse, mais elle comble librement les vides laissés par une histoire forcément stylisée. À cela s’ajoute une chaude empathie entre l’auteure et son héroïne : comment s’en étonner quand on sait que Marie Major est l’aïeule de l’auteure ? La Nouvelle-France que décrit Marie Major pratique le soupçon, la misogynie, la superstition. Autant que d’autres sociétés, mais avec moins de propension à brûler les sorcières. L’arbitraire clérical et judiciaire sévit avec force, avec le résultat que l’épouse paie de sa liberté les frasques du mari volage et hypocrite et que l’évêque obéit à sa vanité plus qu’à un quelconque sentiment de justice. Bien construit, émouvant, persuasif. » - Laurent Laplante. Auteur, commentateur et analyste. Nuit blanche, numéro 111, juillet 2008.

« Mêlant la réalité et la fiction, voici un roman tout à fait dans l’esprit des Fêtes du 400e. Vivant à Rimouski, où elle s’est fait un nom et une réputation, Sergine Desjardins raconte la vie de son ancêtre Marie Major. Une fille du roi de bonne famille qui a débarqué en Nouvelle-France en 1668 et qui a épousé un certain Antoine Roy dit Desjardins. Ce Desjardins était soldat dans le régiment de Carignan. Un jour, on l’a retrouvé mort dans le lit de sa maîtresse. Trucidé par le cocu. Pittoresque, solidement documenté et agréablement écrit, ce roman entraîne le lecteur dans les couloirs de la justice de l’époque. Une curieuse justice où un simple boulanger pouvait devenir… juge!. » - Didier Fessou. Le Soleil. 11 mai 2008.

« La sortie de ce livre a ravi bien des lecteurs et des critiques qui l’ont louangé à profusion. Et bien justement. En effet, l’histoire de cette Fille du Roy, Marie Major a de quoi suscité notre admiration. L’auteure s’en tient magnifiquement aux données historiques glanées au cours des 2 procès intentés à Marie Major dont le mari a été assassiné dans le lit de sa maîtresse… et c’est, non pas à l’assassin qu’on fait un procès mais à Marie Major… Pourquoi ? Parce qu’à l’époque, elle n’a pas su garder son mari à la maison !!! Elle fut condamnée au bannissement perpétuel et tous ses biens furent saisis. Peut-on rester insensible à ce drame ??? […] Sergine Desjardins inscrit à la fin de son livre, les noms des personnages historiques pour bien distinguer la réalité de cette histoire vécue et ce que l’imagination offre de complément. Une oeuvre essentielle, un « bijou. » dit Yves Landry. La vie des Filles du Roy ne nous est pas tellement connue ; elles ont vécu dans l’ombre de leurs époux comme la plupart de nos ancêtres-femmes. Le devoir de mémoire nous comble par Sergine Desjardins. Merci.. » - Irène Belleau. La Société d’Histoire des Filles du Roy. http:/lesfillesduroy-québec.org.

« Marie Major de Sergine Desjardins, je le lis, que dis-je, je le dévore… et j’apprends notre Histoire. Superbement écrit. » - Marico : marico-marico.blogspot.com

« Amour, suspense, passion…Ce roman historique documenté, ficelé et agréablement bien écrit m’a fait passer par toutes les gammes d’émotions. Je me suis attachée au personnage de Marie, cette femme marginale et forte, et elle m’a habitée bien au-delà de ma lecture. Un pur moment d’enchantement. » - Lucie Rhéaume. Membre du comité de lecture. Québec/Loisirs.

« Ce livre est un roman historique, qui surfe sur les 400 ans de Québec. J’ai commencé la lecture avec un certain a priori. Une histoire de déjà vu. Pourtant, après quelques pages, j’ai été séduit par l’histoire, mais aussi par la formidable écriture de l’auteure. Marie Major est une femme exceptionnelle, indépendante qui a une soif de vivre et de lecture hors normes. Le chroniqueur que je suis est devenu un simple lecteur qui s’enivrait des pages les unes après les autres. Découvrir Marie Major, c’est découvrir une ancêtre, un personnage historique aux dimensions humaines incomparables, on l’a souhaite presque comme une amie si on avait vécu à son époque. On s’attache aux personnages qui sont les traits d’un grand livre. Une réussite. » - Jean-Luc Doumont en ligne sur WordPress.com - Chronique « Made in Québec. » le 10 juin 2008.

« Auteure de talent, Sergine Desjardins nous offre ici une oeuvre fascinante. Un roman historique inspiré d’un fait réel, (Marie Major est l’ancêtre de la romancière) qui raconte le parcours semé d’embûches d’une femme, Marie Major (d’où le titre) qui doit se battre pour ses convictions dans un monde où les femmes n’ont souvent d’autres choix que d’accepter leur sort. Un récit poignant, quelquefois bouleversant, mais toujours passionnant. Une excellente lecture qui vous fera passer un bon moment tout en vous permettant de voyager au XV11e siècle. » - Oriflamme. Magazine Récréo-Historique du Québec. Décembre 2007, vol. 7, no.4

« Douée d’une belle plume, Sergine Desjardins parsème son récit de notes historiques, d’extraits de documents d’archives et d’actes notariés. Elle cite à plusieurs reprises des historiens français et canadiens. On aura rarement eut l’occasion de se faire raconter l’histoire de manière aussi intéressante et réaliste. Marie Major est le fruit d’un travail colossal soutenu par une impressionnante bibliographie. De plus, une courte biographie est donnée pour chacun des personnages ayant déjà existés. Puisqu’il s’agit d’un roman, il faut savoir que les traits de caractère, les sentiments et les paroles des personnages historiques sont le fruit de l’imagination de l’auteure. Par ailleurs, comme le dit l’auteure, dans sa note, il est des sentiments, des souffrances et des joies qui sont universels et intemporels. Plus de trois cent cinquante ans plus tard certains aspects de la vie de Marie Major sont encore étonnamment actuels. J’ai beaucoup aimé ce roman qui nous conduit dans un univers qui nous paraît aujourd’hui invraisemblable mais qui pourtant était bien réel. - Dolorès Laplante. Bulletin officiel de l’Association des familles Laplante du Québec. Printemps 2009.

« Un fait vécu intéressant, bien raconté. Une histoire touchante qui s’est passée entre les murs de Québec en 1684. Grâce à cette lecture, j’ai approfondi mes connaissances sur cette époque. J’apprécierai donc de meilleure façon, les fêtes du 400e, dans cette ville si riche en histoire : Québec. Je tiens à souligner les annexes bien détaillées donnant des explications supplémentaires concernant les faits et les personnages historiques. De plus, vous y retrouverez une bibliographie assez intéressante si vous avez le goût de poursuivre sur le sujet. » - Louise Bergeron. Bulletin régional Saguenay Lac Saint-Jean.

Marie Major. Coup de coeur chez Québec Loisirs, automne 2008 : « Amour, suspense, passion….Ce roman documenté, ficelé et agréablement bien écrit m’a fait passer par toutes les gammes d’émotions. Je me suis attachée au personnage de Marie, cette femme marginale et forte et elle m’a habitée bien au-delà de ma lecture. Un pur moment d’enchantement!. » - Lucie Rhéaume, membre du comité de lecture de Québec Loisirs.

« Roman historique merveilleusement bien documenté, Marie Major nous raconte l’histoire de l’ancêtre de l’auteur. Ce roman n’est toutefois pas construit comme les autres romans historiques que j’ai lus. Faisant la part belle aux faits historiques, aux données sociologiques de l’époque, ce roman traite des moeurs, coutumes et croyances des premiers habitants de la Nouvelle-France. L’auteur ne se contente pas de nous raconter la vie de Marie Major, mais fait le parallèle avec ce qui fut le drame de la vie de cette femme et les crimes et châtiments en Nouvelle-France. De quoi étonner plus d’un lecteur! On connaît rarement cette partie de l’Histoire, soit les dessous des procès, procédures et jugements. En Nouvelle-France à cette époque, la victime était souvent aussi coupable que le criminel et était jugée en conséquence. Les humiliations publiques étaient encouragées pour punir les crimes et servaient d’exemple aux autres colons. Les pendaisons et les humiliations étaient de vrais “spectacles” auxquels assistait la foule. Il arrivait parfois qu’on utilise la pendaison par effigie (pendre une image du criminel) lorsque celui-ci s’était enfui. Les châtiments corporels étaient choses courantes: un enfant qui avait volé un pain était marqué au fer rouge de la lettre V (voleur). On coupait la langue à ceux qui blasphémaient, après une septième offense. Les femmes cachaient régulièrement leurs connaissances, si elles avaient eu la (mal)chance de faire des études. Elles signaient d’une croix les documents relatifs à leur mariage par exemple, pour ne pas éveiller les soupçons et être montrée du doigt comme étant une “précieuse ridicule”. La femme qui démontrait le désir d’apprendre était alors taxée d’orgueilleuse. Marie était alors vue comme une extravagante, en avance sur son temps. On parle beaucoup de son métier de sage-femme et j’ai trouvé intéressant d’en connaître plus sur les méthodes utilisées alors. Pour pratiquer légalement la profession, la sage-femme devait avoir en sa possession un certificat de bonnes moeurs. La morale valait beaucoup plus en ce temps que les connaissances et l’habileté à exercer le métier… Le roman est augmenté d’une annexe volumineuse qui est très intéressante et qui complète bien le roman. On nous livre la généalogie d’Antoine Roy dit Desjardins et de Marie Major, sa femme, ainsi que ceux dont les noms de famille sont susceptibles d’être leurs descendants. Par exemple Alphonse Desjardins, fondateur des caisses du même nom est un de leurs descendants. Dans l’annexe, une initiative que j’ai beaucoup appréciée: une section pour dénouer le vrai de l’imaginaire, la vraie vie de la fiction dans ce roman. Je trouve intéressant que l’auteur nous explique un peu ses recherches car après la lecture d’un roman historique je me pose souvent la question: “est-ce vraiment ainsi que les événements se sont passés? Quels événements ont pu être vérifiés?”. L’auteur donne beaucoup de pistes pour le lecteur avide d’histoire: des livres à lire et des sites Web à visiter pour consulter des documents historiques et en apprendre plus. L’auteur parle du préjugé entourant le statut de Filles du roi, qui sont souvent vues comme des filles aux moeurs légères, des prostituées. Certes, il y en avait. Cependant, ces filles étaient envoyées en Nouvelle-France pour peupler le pays. Le roman donne envie de se documenter sur cet aspect de l’histoire. J’ai bien envie de lire le livre de Yves Landry sur les Filles du roi. Si cet aspect de l’histoire vous intéresse, ce roman est assurément à découvrir!. » 9/10 - La bibliothèque d’Allie, 9 Septembre 2006.

Inspirée par son ancêtre. La généalogie mène à tout, même à la littérature. C’est le cas de Sergine Desjardins qui vit à Rimouski. Elle nous fait cadeau d’un beau roman historique inspiré par son ancêtre Marie Major, fille du Roy et qui épousera dès son arrivée en Nouvelle-France Antoine Roy dit Desjardins. Elle ne l’aura pas facile la Marie, car elle aura la douleur de perdre son mari qui périra assassinée. Il avait de surcroît une amante, Anne, qui sera pointée du doigt par les gens du coin pour avoir commis la trahison de l’adultère. Nous voyons, grâce à l’esprit imaginatif de la romancière, tout le désarroi de son ancêtre qui doit composer avec ce destin funeste. Nous devons à Sergine Desjardins de beaux dialogues qui pourraient être portés au grand écran. Ah! oui, quel sera le sort du meurtrier d’Antoine ? Nous n’allons quand même pas tout vous dire. Allez, faites preuve de curiosité. Vous ne serez pas déçus. Marie Major. Sergine Desjardins. Guy Saint-Jean éditeur. 484p. www.saint-jeanediteur.com - culturehebdo.com, Mai 2006.

« Magnifique ouvrage. Très bien documenté. Un bijou! Je lui donne une note exceptionnelle.. » - Danny Saunders, Chroniqueur littéraire « Temps libre. », Radio Ville-Marie, 12 Mai 2006

« Marie Major, un bel ouvrage qui nous ramène à l’époque des Filles du roi. Presqu’un roman policier dans la mesure où vous parlez de libertinage, de meurtre, procès, emprisonnement, injustice et les féministes d’aujourd’hui seraient très choquées de voir la réalité qu’a vécue Marie Major suite à ce cocufiage de son mari. […] Beaucoup de recherches ont dû être faites et vous présentez aussi à la fin de l’ouvrage tous les personnages historiques que Marie Major a croisé à travers le temps […] Belle lecture estivale. Une histoire qui est peut-être loin de la nôtre en terme de temps mais qui peut nous expliquer beaucoup d’éléments d’aujourd’hui. Marie Major que je vous recommande chaudement. » - Marie-Noëlle Gagnon. Extrait d’entrevue diffusée le 19 juin 2006 sur les ondes de CFEL FM 102,1 Montmagny et Lévis.

« Avec Marie Major, Sergine Desjardins nous livre un roman historique inspiré de l’histoire captivante de son ancêtre, une femme qui a vécu tant bien que mal avec les injustices de son époque. » - Carole Payer. Le Journal de Québec. Samedi 27 mai 2006.

« Au milieu des années 1600, Marie Major arrive en Nouvelle-France en tant que Fille du roi. À son arrivée, elle doit respecter la coutume disant que ces filles doivent se marier très rapidement afin de peupler la colonie. C’est tout un changement dans la vie de cette jeune bourgeoise indépendante dont le destin a basculé. Très rapidement, elle doit s’adapter à une vie rude et à un milieu où l’éducation n’est pas valorisée. Puis le destin fait à nouveau des siennes. Son mari, Antoine Roy dit Desjardins, est assassiné alors qu’il est dans les bras de sa maîtresse. S’ensuit une chute sociale qui lui fera découvrir une force qu’elle ne soupçonnait pas. Ce roman est le premier de l’auteure même si elle a écrit des essais et publié plusieurs articles dans différents magazines. Et pourtant, on n’a absolument pas l’impression de lire un premier roman. L’écriture coule bien et l’histoire se lit toute seule. On sent aussi que l’auteure a fait beaucoup de recherches afin de bien rendre la vie de son héroïne et l’époque où le récit se situe De plus, il est intéressant d’apprendre que Sergine Desjardins est une des descendantes de cette femme hors du commun. Évidemment, les documents d’époque étant assez rares, surtout pour une femme n’appartenant pas l’aristocratie, l’auteure s’est permis de romancer la vie de Marie Major. Et elle a rendu son histoire palpitante. Tellement qu’on aurait presque envie de vivre à cette époque qui était loin d’être facile. Le seul petit bémol de ma lecture est que j’ai trouvé la première partie (le procès) un peu longue. Mais que ça ne vous empêche pas de lire ce roman! Vous y apprendrez tout plein de choses sur la vie en Nouvelle-France tout en lisant une histoire palpitant. » 4.5/5 - Passionnate Littérature. Coups de coeurs littéraire de Frisette. 17 juin 2007

« Sur une toile de fond de la seconde moitié du XVIIe siècle, Sergine Desjardins a effectué des recherches rigoureuses pour raconter l’histoire captivante de son ancêtre Marie Major, une fille du roi qui a vécu les injustices des femmes de son époque, dans une Nouvelle-France où le paraître primait sur tout. Elle a écrit une histoire captivante inspirée par le vécu des femmes de cette époque mais en y mêlant une romance tout à fait plausible. Aussi passionnant qu’un polar moderne, ce livre de près de 500 pages fait état d’une époque heureusement révolue où le clergé exerçait une influence indéniable faisant peu de cas de l’intelligence des femmes. Un livre à lire. »

  • Claudette Dorval. Le Saint-Laurent Portage. 3 juin 2006.

« Marie Major. C’est un excellent bouquin. » - France Gauthier. Le livre Show. 21 juillet 2006

« J’ai adoré ça. Tous les gens qui aiment les biographies vont aimer ça car Marie Major a vraiment existé. […] Ce qui est intéressant, c’est qu’on suit le procès de l’assassin. On voit le peu de droits qu’avaient les femmes à l’époque. (….) Ce qui est fascinant aussi c’est qu’on en apprend énormément sur l’Histoire. Comme se déroulaient les procès à l’époque… Quels étaient les droits des femmes… Même s’il y a beaucoup d’informations historiques, Sergine Desjardins réussit à faire un bon roman. Il y a une belle intrigue. On est fasciné d’un bout à l’autre. » - Hélène Reeves. Le livre Show. 21 juillet 2006

« Bien que cette Marie Major ne soit pas liée directement aux Audet dit Lapointe, les amateurs de ce genre de roman seront comblés. Les moeurs de l’époque sont adroitement racontées. Ma lecture du roman n’est pas encore terminée, mais depuis le début j’apprécie beaucoup la lecture de «Marie Major» Le style de Madame Sergine Desjardins me plaît énormément. » - Louise Lapointe. Association des Descendants de Nicolas Audet dit Lapointe. Bulletin de liaison. Juin 2006

« J’ai lu ce que j’appellerais mon bijou des dernières semaines. Il s’agit de Marie Major, roman historique inspiré de la vie d’une Fille du roi dont l’époux, Antoine Roy dit Desjardins, fut assassiné. Sergine Desjardins a fait une recherche magnifique pour écrire ce livre-là. […] C’est un roman qui n’est pas plate, il n’est pas trop historique, on entre vraiment dans la vie de Marie Major. […] On est projeté dans un autre siècle. […]. C’est très très très intéressant. Vous allez lire ça comme si c’était du bonbon. C’est un chef-d’oeuvre. Vous allez adorer ça. » - Ginette Michaud. Chronique Plaisir de Lire. Radio Boomer, 1570 Am.

« Filles du roi, métiers de l’époque comme celui de tonnelier, de sage-femme, de chirurgien, Marie Major évoque mille et un détails de la vie en Nouvelle-France. Ces personnages dramatiques, mais authentiques, ont été mis en scène par une de leur descendante, Sergine Desjardins. Ce couple d’ancêtres compte notamment parmi ces descendants des Gagnon, Hudon-Beaulieu, Miville-Deschêsnes, Roy, Voisine et bien d’autres. À lire pour le plaisir et pour l’histoire. » - Louise Chevrier. La Terre de chez-nous.

« À lire : Marie Major. Une affaire d’assassinat du temps des Filles du roi : fondée sur des documents notariés de la fin du 17e siècle, une histoire d’amour campée dans le décor de la ville de Québec à l’époque de la Nouvelle-France. »

  • Entre les lignes. Automne 2006.

« Je vais vous parler des bons auteurs qu’on a à l’affiche, parmi nos meilleurs vendeurs (….) Il y a Marie Major de Sergine Desjardins. C’est un roman historique et c’est écrit merveilleusement bien. On a le goût de le lire jusqu’au bout. Je le recommande. » - Odette Landry. Suggestions de livres. Radio-Canada. Rimouski. 1er décembre 2006.

« Si Sergine Desjardins avait vécu au temps du roman les Demi-civilisés de Jean-Charles Harvey, elle aurait sans doute été mise à l’index par l’autorité religieuse. À l’index? Ses descriptions des autorités religieuses ne sont pas très élogieuses. Elle prend soin d’en aviser le lecteur: “L’attitude de Mgr de Laval est imaginaire mais plausible, compte tenu de la façon dont les hommes d’Église jugeaient généralement les femmes à cette époque”. […] En annexe, surprises! Sergine Desjardins fait le point entre la réalité, qui, en passant, est appuyée par une recherche minutieuse, et la fiction du roman. » - Jean-Yves Lévesque. À livres ouverts. L’ancêtre. Hiver 2007.

« Sergine Desjardins partage avec passion le fruit de ses recherches portant sur son ancêtre Marie Major, une Fille du Roy dont elle raconte le destin tragique. L’auteure a fait énormément de recherches et c’est une recherche très très convaincante, c’est-à-dire qu’on sent son émotion et sa passion quand elle découvre la vie de son ancêtre. […]. La position des femmes dans la colonie était difficile. On oublie à quel point les femmes étaient peu considérées […] J’ai été vraiment scandalisée par le personnage de Mgr de Laval. Je l’admirais, mais maintenant j’admire Marie de l’Incarnation qui avait la force pour lui résister. On voit une Église catholique qui est très peu généreuse et très préoccupée de pouvoir. (….) Dans ce livre, il y a de l’amour, de l’amitié, de la sensualité et un très très beau Sauvage. Les derniers jours de Marie à l’Hôpital quand elle se meurt sont très très émouvants. C’est une très belle histoire. Le récit intègre de nombreux détails sur la vie des habitants de la Nouvelle-France. Le grand intérêt de cette lecture réside dans cette évocation des faits historiques. Si on aime l’Histoire, le passé, c’est passionnant à lire. » - Jean Thérèse Rilex. Chronique Littéraire. TV Ontario. 31 janvier 2007.

« Marie Major. C’est fascinant. J’ai adoré lire ce livre-là. » - Raymonde Riou. Microclimat. Radio-Canada, 17 mars 2007.

« Vous êtes une conteuse absolument fabuleuse. On a envie de vous lire et de vous entendre. » - Annie Landreville. Chroniqueuse culturel. Info-Réveil. Radio-Canada, 5 avril 2007.

« Des ancêtres étonnants : Sergine Desjardins, de Rimouski, auteure d’un roman historique inspiré de la vie de son ancêtre, Marie Major, une fille du Roy dont l’époux, Antoine Roy dit Desjardins, a été assassiné dans le lit de sa maîtresse, en 1684, obtient beaucoup de succès avec la série de conférences q’elle présente depuis peu en Gaspésie et dans le Bas-du-Fleuve. Après avoir entretenu les membres de la Société de généalogie de Rimouski, au début du mois, Mme Desjardins sera dimanche au presbytère de Sainte-Flavie, près de Mont-Joli, à 14 h. Elle y parlera encore une fois de ses recherches qui ont mis au jour de nombreux faits historiques méconnus, comme le fait que le juge qui a siégé au procès pour meurtre de l’assassin de Roy exerçait le métier de boulanger à son arrivée au pays…. » - Marc Lestage. Le Soleil. vendredi 20 avril 2007. page A16.